L'histoire de ma confiance en moi

By Auréline - mars 15, 2018


Il y a quelques jours j'ai lu le superbe article de ma copine Anaïs du blog A bunch of futilities, elle y parlait d'amour de soi et de ces petits conseils pour apprendre à s'aimer. Son article m'a donné envie de t'en parler aussi et de te raconter un peu l'histoire de ma confiance en moi et de mon amour propre. Une histoire qui n'avait pas bien commencé du tout, mais qui heureusement ce fini plutôt bien.

Très jeune j'avais une très grande confiance en moi, au parc ou à l'école j'allais spontanément vers les gens et jamais je n'aurai pensé que quelqu'un puisse ne pas m'aimer. J'étais une enfant et les complexes étaient loin, très loin, de mes préoccupations. Et puis à quatre ans et demi la maladie m'as frappée. Scarlatine puis varicelle maligne, septicémie et staphylocoque doré. Un mois dans le coma, trois de plus à l'hôpital et encore deux en centre de rééducation. Je suis passée à deux doigts de la mort et cela m'a laisser des traces sur le corps. Ces traces elles ne me gênaient pas quand j'étais à l'hôpital ou en centre de rééducation, tous les enfants qui étaient avec moi était comme moi. Il n'y avait aucun jugement. Et puis je suis retourné à l'école avec les enfants « normaux ». Je n'avais aucun complexe en arrivant et naturellement quand on m'a demandé ce qu'il m'était arrivé j'en parlais et je montrais mes cicatrices. Une fille m'a dit en les voyant « C'est dégueulasse, t'es moche ». Cette phrase a changé ma vie. Le soir je me suis regardé dans le miroir et j'ai vu une petite fille moche. Les cicatrices sur mon ventre, sur mes côtes, mes cheveux coupé court pour que ce soit plus simple à entretenir. J'étais loin de l'image de la jolie petite fille aux jolies bouclettes. J'avais cinq ans et je me trouvais répugnante.

A l'âge de sept ans le médecin qui me suivait m'a proposé une opération afin de réduire mes cicatrices, j'ai accepté tout de suite. On m'a dit que ce serait douloureux, que j'aurais de long mois de rééducation, que je serais loin de ma famille mais toutes ces choses je ne les entendais pas. Je voulais que ces cicatrices disparaissent, dans mon esprit le docteur allait les faire disparaître. Mes parents on donnés leur feu vert et encore aujourd'hui je les remercie parce qu'ils m'ont laissé faire mon propre choix même si je n'avais « que » sept ans. Je t'en parlerai peut-être plus en détail un jour. Bref j'ai été opérée, j'ai eu terriblement mal, en fait je n'ai jamais eu aussi mal de toute ma vie, mais mon médecin a fait un travail formidable, je me sentais un peu mieux malgré que les cicatrices soient encore là. Et puis je suis retourné en centre de rééducation le temps de la cicatrisation et du suivi des cicatrices. Là bas je me sentais bien, on avait tous des cicatrices et j'étais même celle qui en avait le moins. Là bas personne ne me jugeait.

Je suis restée un long moment là bas, mais forcément il a fallu que je rentre chez moi et que je retourne à l'école. A l'école mon mal-être est revenue tout de suite, j'étais de nouveau avec des enfants normaux, j'étais redevenue la fille bizarre aux cicatrices. Les années ont continuée de passer, partout où j'allais je me faisais toute petite pour ne pas attirer l'attention. Et puis je suis arrivé au collège et j'ai commencé à me faire des amis, j'étais devenue la bonne pote. Mais pas pour longtemps en quelques jours des rumeurs ont commencé à circuler et le harcèlement c'est installé. J'ai passée quatre ans à me faire harceler, même mon petit copain me rabaissait constamment. C'était l'enfer et le peut de confiance que j'avais encore a disparu totalement.

Arrivée au lycée j'avais peur, peur que ça continue. Mais la roue a tourné, je suis arrivée dans une classe où tout le monde était un peu différent et toute cette pression quotidienne a cessé. J'ai pu commencer à me reconstruire petit à petit et ma meilleure amie m'a tellement aidé dans cette reconstruction, elle a toujours été là dans les bons comme dans les mauvais moments. Grâce à elle j'ai pu me débarrasser des personnes qui m'étais toxique pour repartir sur de bonne base. Et puis dans mes années lycée il y a aussi eu Valentin. Il a illuminé ma vie (et continue d'ailleurs de le faire), il m'a prouver chaque jour qu'il m'aimait du plus profond de son être et que pour lui j'étais la plus belle femme au monde.

Malgré tout ces efforts il restait cette petite voix en moi qui me disait que j'étais laide, elle est d'ailleurs encore là quelques fois mais je ne l'écoute plus. Ces deux dernières années j'ai enfin trouvé comment être bien dans mon corps et dans ma tête. Cela passe par la méditation, le sport, l'alimentation, la photo, enfin plein de choses. Je te ferais prochainement un article sur comment j'ai retrouvé confiance en moi. En attendant tu peux aller lire l'article d'Anaïs sur le sujet qui si besoin t'aideras énormément.


Je t’embrasse fort

Auréline.

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5 commentaires

  1. Bonjour Auréline,

    Je suis très touchée par ton article et ton authenticité. Je te trouve courageuse et inspirante de nous partager ton histoire, avec autant de simplicité.

    Comme toi, petite, j'avais confiance en moi et je m'aimais, ou plutôt, je ne me posais pas la question, j'étais pleine et heureuse !
    Et puis, vers le collège, j'ai perdu cette confiance en moi, j'avais du mal à me faire des ami(e)s, je me sentais à part, rejetée, moche, grosse... Il y a aussi une phrase qui m'a marquée. En CM1, j'étais nouvelle dans l'école. Un jour, j'étais dans un coin de la cour de récré, et j'entends la fille populaire (appelons-la Roxy) dire "Me dis pas que tu veux sortir avec Nina !" avec un énorme mépris dans la voix. C'est peut-être à ce moment-là que j'ai commencé à me dire que je devais me changer, en faire plus que les autres si je voulais plaire.
    Aujourd'hui, un long temps a passé, j'ai baroudé, ré-appris à avoir foi en moi, à suivre mon intuition, à m'aimer...
    Et pourtant, il y a des jours où mes doutes reviennent, où je suis à nouveau cette petite fille mal dans son corps. Dans ces moments-là, je me prends dans les bras, j'amène tout l'amour que je peux à cette petite fille, qui est là et fait partie de moi. Je lui dis "Ca va aller tu vas voir, regarde, le monde tel que je le vois maintenant. Tu vois, tout va s'arranger" :)

    Encore merci de ton article, qui m'a fait repenser avec un sourire aux lèvres à mon histoire ^^

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    1. Bonjour Nina, merci à toi d'avoir partager aussi ton histoire avec moi. Je te souhaite beaucoup de bonheur.
      Bisous ♥

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  2. Wow, ton article m'a tellement touchée.. Tu n'as même pas idée. C'est fou de voir que ce que l'on vit durant notre enfance nous marque à jamais. Et aussi de voir à quel point certains enfant peuvent être cruels. Je l'ai vécu aussi, pas pour les même raison, mais les dommages sont là. Quoiqu'il en soit, je trouve ça vraiment bien que tu es réussi à te reconstruire et à trouver ton équilibre et à t'aimer.
    Tout pleins de love ma belle ♥♥

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    1. Merci beaucoup, oui les blessures d'enfance nous marque toujours :/ Tout pleins de love à toi aussi ma belle ♥

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